Brèche du glacier Clot – versant NW de l’Olan – 12/03/2016

 

Sur une idée originale de mon ami Pol, qui à visité ce couloir quelques temps auparavant :

Topo : CamptoCamp

La sortie de Pol et ses potes : sortie Camptocamp

 

C'est donc avec Baptiste et Vincent que l'on monte en direction de la face Nord de l'Olan. Enfin, monter c'est un verbe que l'on ne peut pas vraiment employer durant les kilomètres du départ. Mais une fois passé ce désagrément, l'ambiance est grandiose, écrasé par la face. Et puis cette approche a le mérite de garantir la solitude.

Maintenant, ça monte carrément. On remonte les pentes de neige qui nous donne accès à la partie basse du couloir. Puis c'est la pause, celle ou l'on croit que le sac va être moins lourd sans les crampons et le piolet, et que ton pote te rappelle que tu vas y accrocher tes skis.

Monter dans un couloir de neige, c'est un peu monotone. Faut juste trouver le bon rythme. Et comme la trace est plutôt physique à faire, on se relaye. Et à force de travail, on finit par entre-apercevoir la brèche, et le soleil qui l'illumine.

On se fait une bonne pause à la brèche, au soleil, histoire de se requinquer pour la descente. Le pâté monté jusqu'ici est le bienvenu. Après décollage de peau et serrage de godasse, on peut enfin skier ce magnifique couloir, si long à remonter.

 

La première partie est en super condition, mais c'est raide et parfois un peu changeant. On est concentré dans ce grand toboggan de 500 mètres, mais l'ambiance est enivrante.

Ensuite arrive le rappel. Là c'est pas la même. Comme repéré à la montée, cette partie est goulottée car elle voit le soleil. La neige est plus dure, et c'est tranquillement que l'on rejoint le relais, dégagé à la montée. C'est pas le moment pour s'emballer sur ses skis...

Une fois la corde rangée, c'est une superbe écharpe en pur poudre de face nord qui nous attend. Encore un petit bout de couloir derrière puis on bascule au niveau d'une épaule neigeuse. Celle-ci donne accès à un petit couloir, puis de grandes pentes, très agréables à skier.

Le retour se fait quasi intégralement à ski, et sans trop pousser. Une bonne chose car on commence à être bien fatigué.

Puis comme le bar était pas ouvert dans le village du Désert-en-Valjouffrey, on est allé s'en jeter une à Bourg d'Oisans.

 

Au final, on peut dire que c'est vraiment un chouette couloir, dans un coin sauvage et très peu fréquenté du massif des Ecrins, mais qui se mérite par la longueur de son approche.