Eperon NNE du Pic de Bonvoisin

Après avoir bravé la tempête au Sommet de Roche Faurio le dimanche, nous repartons ce lundi matin, benoît, robin et moi en direction du Pic de Bonvoisin.

 

Bien visible depuis la vallée, cela faisait longtemps que l’on avait en tête de monter sur ce sommet. Après avoir lu le topo sur camptocamp, nous étions bien motivé : une voie sauvage, pas trop difficile et longue.

 

C’est donc à 6 heures du matin que l’on part du parking d’entraygues. Après une approche assez rapide (comprendre 2 heures, soit assez rapide pour les ecrins), on attaque par du terrain bien tranquille, entre pelouse et cailloux.

On arrive ensuite dans des parties un peu plus grimpantes. Il faut chercher l’itinéraire, le topo est plutôt bien fait et ça déroule presque bien.

On arrive enfin dans la partie terminale, un mur de blocs coincés les uns entre les autres, sur lesquels on grimpe, tel un éléphant dans un magasin de porcelaine… Heureusement pour nous, la neige de ces derniers temps arrange bien les choses.

Après quelques mètres d’arête, c’est le sommet ! Pas de photo, il ne manquerait plus que l’on ait à ramener des preuves…

Saucissons, pompotes et … 3G ! Les Ecrins version 2.0 ! Ceci dit mon iphone n’est pas plus intéressant là-haut que en bas…

A partir de ce moment, il ne faut pas croire que l’on attaque la descente, on attaque plutôt une deuxième course, les arêtes !

La première ligne du topo, « descendre l’arête sud jusqu’à la brèche » va nous prendre deux heures. Deux heures de concentration dans un rocher évolutif (comprendre mauvais). Tantôt sur le fil, tantôt dans la face. Ensuite c’est un couloir de neige puis une traversée mi-neige/mi-schiste qui nous amène au col du Loup du Valgaudemar.

Pas de loup à l’horizon, mais le sentier de retour tout au fond de l’aup martin est bien visible. On arrivera au parking aux alentours de 19h…

Encore une belle course et une belle bambée comme nous en réserve souvent les Ecrins…