Escalade et gastronomie à la Dibona

Jean Marie est de retour, fidèle au poste à la mi-juillet. Nous nous retrouvons cette fois à Bourg d'Oisans et cette année encore la météo s'annonce idéale. Le programme : grimper à la Dibona et au Rouget avec pour camp de base le refuge du Soreiller et sa célèbre gardienne Martine. Au menu, génépi et coquillettes !

On attaque le lendemain par le Rouget. La célèbre voie des plaques rouges: un dédale de cannelures plein gaz dans la face sud. Des cotations modestes mais malgré tout de la vraie escalade pas forcément commode sans les chaussons...à bon entendeur. Cela ne nous empêche cependant pas d'avancer à bon train et ainsi de déposer toutes les cordées qui nous suivaient. Dans la descente par la voie normale, la médiocre qualité du rocher et les desescalades délicates nous font penser qu'il n'est pas forcément bon d'avoir trop de monde au-dessus de la tête.

Finalement on est de retour au refuge en début d'aprem, ce qui nous laisse le temps d'apprécier de nous trouver en ces lieux, coupés du monde d'en bas.

La voie des plaques rouges est une belle voie, le rocher et l'ambiance sont fantastiques. Les cotations ne dépassent pas le 3+ mais le style de grimpe en fait une véritable grande voie plutôt qu'une voie en "terrain montagne". Le fait de grimper dans l'immense face sud du Rouget ajoute un gaz certain que l'on a du mal à oublier en grimpant. Le topo ici .

Après une bonne nuit, on se prépare pour la voie des nains, enchaînée avec la sortie au sommet de la Dibona. On part tôt pour être encore une fois tranquilles. La voie passe super tôt au soleil et il fait doux dès le matin. Au pied de la première longueur on a du mal à imaginer que c'est du 4+...c'est raide et ça ressemble plutôt à du 5 mais non, c'est bien du 4+, l'escalade est juste démente: super variée, soutenue, homogène. Des traversées, des dièdres, des fissures, des dalles, des petits "coup de cul" un peu plus raides, le top!

On sort sur l’arête et on enchaîne avec les trois petites longueurs qui mènent au sommet de la Dibona par la voie normale. La dernière, bien sur le fil est magnifique. Comme c'est encore tôt on est seuls au sommet, bien content de fouler ce sommet bien pointu comme on les aime.

Une courte descente jusqu'au refuge, une omelette bien méritée et une longue descente jusqu'aux Etages et il faut déjà se quitter. Merci à toi Jean Marie pour ces moments passés là-haut, ce fut une fois encore un grand plaisir de grimper avec toi.

Dibona Face A

En pleine face sud du Rouget

Au relai dansla voie des nains

Dibona, voie normale

Dibona, face B